tout d'abord bienvenue à vous !!!

tout d'abord bienvenue à vous !!!



tout d'abord bienvenue à vous !!!


mon objectif n'est pas la gloire,loin de là !!

mon objectif est de faire connaître cette maladie

mon objectif est de vous faire connaître ces enfants qui souffrent tant

ceux qui se battent chaque jour......

ceux qui ont vaincu....

et ces petits anges qui ont déjà tant lutté.....




pour une seule raison:

ne pas attendre d'être touché par le cancer

pour se sentir concerné !!



ENSEMBLE FAISONS CONNAITRE LE NEUROBLASTOME !!



# Posté le samedi 04 octobre 2008 10:27

Modifié le jeudi 16 octobre 2008 11:31

qu'est -ce que le neuroblastome



Ce document n'a pas la prétention de vous donner toutes
les informations sur les traitements et leurs complications car
c'est un support ciblé sur la maladie qu'est le neuroblastome.
Ce support est visuel et son objectif est de vous aider à mieux
comprendre la maladie.


Le Neuroblastome


1.1 Qu'est-ce que le neuroblastome ?

Le neuroblastome est un cancer*. Il est découvert le plus
souvent chez l'enfant avant l'âge de 6 ans.

1.2 Qu'est-ce qu'un cancer ?

Le cancer est une maladie de la cellule*. La cellule est l'unité
de base de la vie. Il existe dans le corps plus de deux cents
types de cellules différentes (cellule musculaire, cellule de la
peau, cellule du sang, cellule des os, cellule nerveuse, etc.).
Chacune a un rôle précis. C'est grâce à la reproduction
des cellules normales que le corps humain peut grandir
jusqu'à l'âge adulte, que les cellules mortes sont
remplacées et que les blessures guérissent. Cette multiplication
est alors normale et indispensable à la vie. Une
cellule cancéreuse provient d'une cellule normale qui a
subi d'importantes modifications. Ces modifications
sont progressives : il faut une accumulation de plusieurs
modifications avant qu'une cellule devienne cancéreuse.
Les cellules cancéreuses se multiplient de manière
désordonnée au point de former une masse. Cette masse
est appelée "tumeur*". Les cellules cancéreuses peuvent
également envahir et détruire les tissus sains avoisinants
et empêcher leur fonctionnement normal.
Il arrive que les cellules cancéreuses se détachent de
la tumeur originale (dite "tumeur primitive") et se
propagent par les vaisseaux sanguins ou lymphatiques
vers d'autres parties du corps et y former une autre
tumeur, dite"tumeur secondaire" ou métastase*. Les
cellules de neuroblastome peuvent s'installer notamment
dans les os ou dans la moelle osseuse*. On parle alors de
neuroblastome métastatique ou disséminé.

1.3 Le neuroblastome est-il un cancer fréquent ?

Le neuroblastome est un cancer rare : 130 à 150 cas sont
diagnostiqués chaque année en France.
Chez les enfants de moins de 6 ans, le neuroblastome reste
néanmoins le cancer le plus fréquent. Il est bien connu des centres
spécialisés dans la prise en charge des cancers de l'enfant.

1.4 D'où vient le neuroblastome ?

L'enfant se développe à partir d'une seule cellule (qui est la
réunion d'un spermatozoïde et d'un ovule). Cette cellule va
se diviser pour en donner deux, puis quatre, puis huit, etc.
A force de se diviser et de se spécialiser, ces cellules vont
former un organisme constitué de milliards de cellules. Des
cellules vont s'assembler et composeront des tissus*.
Certains de ces tissus formeront des organes comme les os,
le coeur, les poumons, les muscles, la peau ; d'autres encore
constitueront ce qu'on appelle le système nerveux (le cerveau,
la moelle épinière* et les nerfs). Une partie du système nerveux
dirige certaines fonctions automatiques. On parle du système
nerveux autonome*.
Ce système nerveux autonome est
composé en partie d'un système
nerveux appelé "sympathique". Sans
que l'on sache encore très bien
pourquoi, il arrive qu'une cellule du
système nerveux sympathique devienne
anormale : elle se divise alors sans
aucun contrôle et finit par former une
tumeur appelée neuroblastome. Il est
important de comprendre que le neuroblastome
n'est pas une maladie unique
avec une cause unique et un traitement
unique. Il y a plusieurs formes de neuroblastomes
qui ont chacune leurs traitements
spécifiques. Le schéma ci-contre
montre la localisation du système nerveux
sympathique. Les neuroblastome
se développent au niveau de ce système
nerveux. C'est la raison pour laquelle les
neuroblastomes se trouvent le plus
souvent au niveau du ventre (sur une
glande* située au-dessus du rein : la
glande surrénale, ou de chaque côté de
la colonne vertébrale). Parfois, ils
apparaissent au niveau du thorax* et,
plus rarement, au niveau du cou.

LOCALISATIONS DES NEUROBLASTOMES

70% au niveau de l'abdomen
17% au niveau du thorax
5% au niveau du cou
2% au niveau du pelvis
1% au niveau de la colonne vertébrale

5% localisation non trouvée

1.5 Quelles sont les causes du neuroblastome ?

On ne connaît pas actuellement les facteurs à l'origine du
développement d'un neuroblastome.
Aucun facteur ne semble lié à l'environnement (boisson,
alimentation, pollution, tabac) ou à la manière dont vivent
la famille et l'enfant. Il n'y a pas non plus de cause
infectieuse. Le neuroblastome n'est pas contagieux. Il ne
présente pas de facteur héréditaire puisque les familles dans
lesquelles on retrouve plus d'un cas de neuroblastome sont
extrêmement rares.
En revanche, nous savons qu'un neuroblastome présente
des anomalies dans le centre de la cellule (appelé "noyau"
de la cellule).
Ce noyau contient des petits bâtonnets que l'on
appelle les chromosomes*. Dans toutes les cellules
de l'homme, on retrouve toujours le même
nombre de chromosomes : 46. Chacun porte un
numéro. Ces chromosomes sont très importants :
chacun contient un très grand nombre de gènes*
qui servent à faire fonctionner normalement la
cellule. Il arrive que les chromosomes présentent
des anomalies qui atteignent certains gènes. Le
programme de fonctionnement est alors déréglé et la cellule
va se comporter de façon anormale.
Dans le noyau d'une cellule d'un neuroblastome, il arrive
qu'il y ait beaucoup trop de chromosomes. Parfois il peut
manquer un petit bout du chromosome 1. Parfois, il existe
un bout en plus sur le chromosome 17. Parfois encore, on
retrouve un gène qui se trouve sur le chromosome 2 copié à
plusieurs exemplaires et que l'on appelle gène MYCN*. Mais
nous ne connaissons pas encore les
raisons pour lesquelles ces anomalies
génétiques apparaissent.
Le bout en plus du chromosome 17,
le bout en moins du chromosome 1 et
les copies du gène MYCN sur le chromosome
2 favorisent la multiplication des
cellules de neuroblastome.

# Posté le samedi 04 octobre 2008 10:47

Modifié le dimanche 05 octobre 2008 09:43

le diagnostic



Ce document n'a pas la prétention de vous donner toutes
les informations sur les traitements et leurs complications car
c'est un support ciblé sur la maladie qu'est le neuroblastome.
Ce support est visuel et son objectif est de vous aider à mieux
comprendre la maladie.


Le Diagnostic

Cette partie du document doit vous permettre de repérer les étapes
nécessaires au diagnostic* du neuroblastome et de mieux comprendre
les différents examens et consultations que le médecin peut proposer.
Le diagnostic est la démarche qui permet de reconnaître la maladie
dont votre enfant souffre, de savoir si c'est un cancer ou non. Si c'est
un cancer, le médecin doit déterminer de quel type de cancer il s'agit,
quelle en est la gravité. Le médecin a donc besoin d'informations
complètes avant de proposer un traitement.
Le diagnostic permet d'identifier la maladie à l'origine des
signes* ou des symptômes* que présente l'enfant. Toutefois,
les signes et les symptômes qui amènent les parents à
consulter leur médecin ne sont pas toujours particuliers au
neuroblastome et peuvent faire penser à d'autres maladies.
En effet, il s'agit généralement de maux de ventre, de
douleurs dans les jambes ou au niveau des articulations, de
fatigue ou de fièvre. Parfois, la présence d'un hématome
apparu autour des deux yeux oriente le médecin vers
un diagnostic de neuroblastome. Dès que l'on suspecte
fortement un neuroblastome, votre enfant est confié à une
équipe spécialisée qui va procéder à un bilan*.
Le délai entre la découverte de quelque chose d'anormal et
le début d'un traitement peut sembler très long. Ce délai est
indispensable afin de réaliser un ensemble d'examens. Les
informations obtenues vont permettre d'établir un
diagnostic exact et précis. Celui-ci permet d'élaborer ensuite
un programme, c'est-à-dire de proposer le meilleur traitement
adapté à l'enfant ainsi qu'à sa maladie et la meilleure
façon de le réaliser.

2.1 Le bilan : quels sont les examens pratiqués
pour établir un diagnostic ?


2.1.1 L'EXAMEN CLINIQUE

Le médecin interroge les parents sur la santé de l'enfant
Comment savoir si c'est un neuroblastome ? 2
depuis sa naissance (maladies, accidents, etc.), ce qu'on
appelle les antécédents.
Le médecin interroge les parents et l'enfant pour connaître
l'histoire de la maladie, leur demande la façon dont les
signes* et les symptômes* sont apparus.
Ensuite, le médecin examine l'enfant afin de rechercher
d'éventuels signes anormaux : boule, hématome, endroit
douloureux, difficulté à bouger les membres, etc.
L'examen clinique permet de voir quels sont les autres
examens à réaliser.
Généralement, le bilan comprend : •des examens par prélèvements* (sang, urines), •différents examens radiologiques* qui ont pour but de
bien situer la tumeur, ses limites et sa taille (scintigraphie*,
échographie* et/ou scanner* et/ou IRM*), •des examens au microscope que l'on appelle examens
anatomo-pathologiques* : un fragment de la tumeur* et un
peu de moelle des os* sont observés au microscope. Ce
sont ces examens qui permettent de découvrir exactement
de quel type de tumeur il s'agit.

2.1.2 LES EXAMENS RADIOLOGIQUES

Les examens radiologiques et scintigraphiques ont pour
but de localiser la tumeur et de vérifier si elle s'est propagée
à d'autres parties du corps.
Les examens radiologiques et scintigraphiques montrent
des images de l'intérieur du corps. Ces examens sont
importants car grâce aux images obtenues, il est possible de
localiser exactement la tumeur et de déterminer si elle gêne
les organes et/ou les vaisseaux sanguins qui sont à proximité.
Ces examens permettent également de savoir si la tumeur
peut être enlevée totalement par chirurgie. Si ce n'est pas le
cas, les images montrent où il est possible d'effectuer un
prélèvement sur la tumeur afin de l'identifier.
Certains examens peuvent être faits rapidement, comme : •une échographie de l'abdomen, •une radiographie* des poumons.
D'autres examens nécessitent plus de préparation de
l'enfant. Ils demandent plus de temps.
C'est le cas du : •scanner ou de l'IRM, •de la scintigraphie.
Chez l'enfant de moins d'un an, une radiographie du
squelette entier peut être demandée.

2.1.2.1 L'échographie

L'échographie est un examen réalisé avec une sonde (sorte de
gros crayon) reliée à un écran de télévision et à un ordinateur.
Cette sonde envoie des ultrasons qui permettent de regarder
l'intérieur du corps à travers la peau. Cet examen est identique
à celui qui permet de voir l'enfant dans le ventre de la mère lors
d'une grossesse. Ces ultrasons sont arrêtés par l'air ou par les
os. L'échographie ne permet donc pas de tout voir.
L'enfant est allongé sur un lit. Le médecin radiologue passe
un produit sur la partie du corps de l'enfant à examiner. Ce
produit est un gel qui permet à la sonde de mieux glisser sur
la peau et de faciliter l'observation.
Cet examen n'est pas douloureux. Il nécessite souvent que l'enfant
soit à jeun. Sa durée est d'environ quinze minutes.

2.1.2.2 Le scanner

Le scanner est un gros anneau relié à un ordinateur
qui permet d'examiner avec précision
certaines parties du corps de l'enfant grâce à
des rayons X : le thorax, le ventre ou le crâne
par exemple.
L'enfant est installé sur un lit mobile qui se
déplace lentement à l'intérieur de l'anneau. Le
manipulateur est placé derrière une vitre
et explique à l'enfant ce qui se passe. Une
injection est faite au cours de l'examen.
Elle permet de mieux voir les vaisseaux sanguins. Au fur et à
mesure que le lit de l'enfant passe dans l'anneau, des photos
sont prises : elles apparaissent petit à petit sur l'écran.
Cet examen nécessite une piqûre mais n'est pas douloureux par la suite.
L'enfant doit être à jeun. Sa durée est d'environ une demi-heure.

2.1.2.3 La scintigraphie

La scintigraphie permet de voir où
s'accumule un produit radioactif. Pour le
neuroblastome, le produit est la mIBG.
L'enfant est allongé sur un lit. Le produit lui
est injecté par piqûre la veille de l'examen.
Grâce à une caméra spéciale (gamma caméra), l'appareil
qui se déplace autour de l'enfant obtient des images des
zones où le produit s'est accumulé.
Cet examen nécessite une piqûre mais n'est pas douloureux par la
suite. Sa durée varie de quinze minutes à une heure, parfois plus. Il
faut pouvoir rester immobile.

2.1.2.4 L'IRM (Imagerie par Résonance Magnétique)

L'appareil qui permet de réaliser une IRM est une sorte
de tunnel relié à un ordinateur. L'IRM utilise un champ
magnétique. Elle permet d'observer avec précision le crâne, le
thorax ou l'abdomen. Un manipulateur installe l'enfant sur
un lit mobile. Il lui place sur la tête une sorte de casque de
cosmonaute qui enregistre le signal émis par le corps. Le lit
va se positionner lentement à l'intérieur du tunnel. Pendant
tout l'examen, il est recommandé de ne pas bouger car les
images seraient très floues. Comme pour le scanner, il
ne faut pas s'impatienter : l'ordinateur met du temps à
afficher les images qui ont été prises. La machine fait
du bruit comme un marteau piqueur, mais l'enfant peut
écouter de la musique avec un casque.
Cet examen nécessite une piqûre mais n'est pas douloureux par la
suite. Sa durée varie entre une demi-heure et trois quarts d'heure.
L'enfant doit rester immobile. Pour cela, un médicament donné
avant l'examen permet de le calmer.

2.1.3 LES EXAMENS PAR PRÉLÈVEMENTS (URINES, SANG)

2.1.3.1 L'examen des urines

Les catécholamines sont des substances que l'on trouve
normalement à des taux très faibles dans l'organisme. Dans
la majorité des neuroblastomes, la production de ces
catécholamines augmente fortement. Elles sont éliminées
par les urines de l'enfant. L'analyse des urines permet donc
de déterminer si le taux de catécholamines est trop élevé. Si
c'est le cas, on peut fortement soupçonner que la tumeur
est un neuroblastome. Trois types de catécholamines sont
dosés : l'acide homovanilique (HVA), l'acide vanylmandilique
(VMA) et la Dopamine. L'analyse de ces
substances dans les urines nécessite de recueillir les urines
de l'enfant durant vingt-quatre heures.

2.1.3.2 L'examen de sang

Les prises de sang permettent seulement de juger de la
façon dont les organes de l'enfant fonctionnent (le foie et
le rein en particulier). Rien dans le sang ne permet de
diagnostiquer un neuroblastome.

2.1.3.3 L'examen des cellules de neuroblastome :
l'examen anatomo-cyto-pathologique.


L'examen anatomo-cyto-pathologique* est indispensable car
c'est le seul qui garantit le diagnostic, autrement dit, qui
permet d'identifier la tumeur avec exactitude.
Qu'est-ce qui est nécessaire à cet examen ?
En vue de l'examen, un échantillon de la tumeur* est prélevé
par le radiologue ou par le chirurgien. Ce prélèvement se fait
habituellement sous anesthésie générale* (l'enfant est
complètement endormi).
On procède en même temps à des prélèvements dans la
moelle osseuse (organe qui fabrique le sang). Ce sont des
biopsies ostéo-médullaires* et des myélogrammes*. Les experts
internationaux se sont mis d'accord pour effectuer au
minimum deux biopsies ostéo-médullaires et quatre
myélogrammes.
Que fait le médecin chargé des examens anatomo-pathologiques ?
L'examen anatomo-pathologique, souvent abrégé en "anapath",
consiste à analyser au microscope un échantillon de la tumeur.
L'addition de certains produits colore les cellules* cancéreuses
qui sont ainsi repérables au microscope.
Cet examen est effectué par un médecin anatomo-pathologiste.
Le médecin anatomo-pathologiste confie des
échantillons au biologiste pour étudier les anomalies
de l'ADN (constituant essentiel des chromosomes*
de la cellule) des cellules cancéreuses. Il examine
notamment les anomalies du gène MYCN*. Cela
permet de savoir comment s'attaquer aux cellules et
de choisir ainsi au mieux le traitement.
Le médecin anatomo-pathologiste examine
également les deux biopsies osseuses et les quatre myélogrammes.
Ces examens permettent de savoir si des cellules
cancéreuses se trouvent dans la moelle osseuse. Il faut
savoir qu'on ne traite jamais un enfant lorsqu'on ne fait que
soupçonner un neuroblastome, sauf certaines urgences. Un
traitement ne débute que lorsque le diagnostic de neuroblastome
est confirmé par l'examen anatomo-pathologique
et que le bilan complet a montré si cette tumeur était
localisée ou si des métastases* existaient.
Ces examens font partie des méthodes reconnues par
l'ensemble des experts. Ce sont des standards*.

2.2 Les différents types de neuroblastome

Les travaux de recherche permettent actuellement de
distinguer trois neuroblastomes différents : •une maladie qui peut guérir toute seule ou avec un
traitement très léger, •une maladie souvent guérissable avec un traitement adapté, •une troisième maladie très agressive plus difficile à guérir
et qui nécessite un traitement beaucoup plus fort.
L'âge de l'enfant lors du diagnostic (soit inférieur à un
an, soit égal ou supérieur à un an), le caractère localisé
ou disséminé et les anomalies du gène MYCN, suffisent
actuellement pour choisir le traitement le plus adapté en
fonction du neuroblastome.

2.2.1 COMMENT SONT CLASSÉS LES NEUROBLASTOMES ?

Différentes classifications des neuroblastomes ont été
établies, variables selon les pays. Ces classifications ont
pour but de distinguer les différents types de neuroblastomes,
afin d'adapter le traitement. En 1993, des spécialistes européens
et américains ont décidé de proposer une classification
internationale qui doit permettre de comparer les
résultats des différents traitements. Cette classification
porte le nom d'International Neuroblastoma Staging
System (INSS*). La classification TNM renseigne sur la taille
de la tumeur (T), le nombre de ganglions* atteints (N : en
anglais ganglion se dit "Node") et enfin, sur la présence ou
non de métastases* (M). Les classifications TNM et l'INSS
sont les deux classifications utilisées en Europe.
Quelle que soit la classification employée, l'important est de
savoir si la tumeur est métastatique (disséminée) ou non : •si les cellules sont restées à l'intérieur de la tumeur primitive
et ne sont pas allées vers d'autres organes ou d'autres
régions du corps, on parle de neuroblastome localisé ; •si certaines cellules ont quitté la tumeur, on parle de
neuroblastome disséminé.
Les neuroblastomes disséminés ou métastatiques correspondent
aux neuroblastomes dont certaines cellules ont quitté la
tumeur. Les cellules ont envahi d'autres organes ou régions
du corps notamment la moelle osseuse* et les os. C'est le cas
pour cinq enfants sur dix lorsque le neuroblastome est
découvert après l'âge d'un an. Cette dissémination n'est
pas due à un retard de diagnostic, mais aux caractéristiques
spécifiques de certains neuroblastomes.

EN RÉSUMÉ

Le neuroblastome est un cancer de l'enfant qui se
développe généralement avant 6 ans.
C'est un cancer qui doit être pris en charge dans des
centres spécialisés dans les traitements des cancers de
l'enfant. Dès lors que l'on soupçonne un neuroblastome,
des examens doivent être réalisés. Ce sont : •une analyse des urines, •des examens radiologiques (échographie abdominale,
scanner, scintigraphie ou IRM), •un examen de la tumeur et de la moelle osseuse, •un examen du noyau des cellules pour étudier ses
anomalies et le gène MYCN en particulier.
On peut alors identifier le type de neuroblastome et
adapter le traitement.




# Posté le samedi 04 octobre 2008 11:00

Modifié le samedi 04 octobre 2008 12:12

le traitement




Ce document n'a pas la prétention de vous donner toutes
les informations sur les traitements et leurs complications car
c'est un support ciblé sur la maladie qu'est le neuroblastome.
Ce support est visuel et son objectif est de vous aider à mieux
comprendre la maladie.


Traitements

Quels sont les moyens pour lutter contre un neuroblastome ?
Différents traitements sont possibles pour soigner
un enfant qui présente un neuroblastome. Chacun de ces
traitements est bien connu par les centres spécialisés
des cancers de l'enfant. Afin de déterminer le traitement
adapté, efficace et présentant le moins de risques pour
l'enfant, plusieurs spécialistes (médecin radiologue,
chirurgien, radiothérapeute, pédiatre cancérologue)
se concertent. La décision est donc multidisciplinaire.
La coordination entre chacun est essentielle pour assurer à
l'enfant les meilleures chances de guérison. C'est le pédiatre
cancérologue qui organise cette coordination.

3.1 Quels sont les différents traitements possibles ?

Il n'existe pas de traitement universel. Les traitements sont
proposés dans le cadre de la recherche scientifique. C'est la
seule voie connue pour soigner au mieux les enfants. Les
études scientifiques ont déterminé les meilleurs traitements
pour chaque type de neuroblastome en fonction de l'âge
de l'enfant. Les protocoles, qui décrivent de façon précise
les conditions et le déroulement du traitement, sont
nationaux et parfois internationaux.
On distingue deux types de traitements possibles : •les traitements loco-régionaux : la tumeur* est enlevée ou
détruite directement à l'endroit où elle se trouve. Les traitements
loco-régionaux sont la chirurgie et la radiothérapie* ; •les traitements généraux. Ce sont des traitements qui
agissent dans tout l'organisme de l'enfant, à la fois sur
la tumeur et là où peuvent se trouver les métastases*. C'est
le cas de la chimiothérapie*.

3.1.1 LA CHIRURGIE

La chirurgie est une arme importante pour le traitement du
neuroblastome. Le but de ce traitement local est d'enlever
la tumeur. La chirurgie devra être la plus complète possible,
c'est-à-dire ôter dans la mesure du possible la totalité de la
tumeur, sans prendre de risques vitaux pour l'enfant.
Les différentes images radiologiques (scanner ou IRM*)
obtenues lors du bilan diagnostique* permettent d'évaluer les
risques de la chirurgie.

3.1.2 LA RADIOTHÉRAPIE

Comme la chirurgie, la radiothérapie* est un traitement locorégional
du cancer : elle permet d'éliminer directement
la tumeur à l'endroit où elle se trouve. Cette technique
consiste à utiliser des rayons* (appelés rayons X ou photons)
qui vont atteindre la tumeur, abîmer les
cellules cancéreuses et les rendre incapables
de se diviser. Si les cellules ne peuvent plus se
diviser, elles disparaîtront.
La radiothérapie est utilisée depuis longtemps
pour traiter les cancers. Dans le cas précis
du neuroblastome, les études scientifiques
internationales ont montré l'efficacité de ce
traitement. La décision de faire ou non
une radiothérapie dépend du type et du stade de neuroblastome
ainsi que de l'âge de l'enfant. La radiothérapie
entraîne chez le petit enfant des troubles de croissance et
cette complication joue un rôle dans le choix du traitement.

3.1.3 LA CHIMIOTHÉRAPIE

La chimiothérapie consiste à traiter le cancer* par des
produits chimiques : les médicaments. Ces médicaments
sont appelés anticancéreux (contre le cancer). Ces médicaments
agissent par voie générale, c'est-à-dire qu'ils ont un
effet à la fois sur la tumeur et dans l'ensemble du corps. Ces
médicaments sont introduits dans des veines par l'intermédiaire
d'un tuyau appelé cathéter* ou chambre implantable
selon sa forme. Le but de ces médicaments est de détruire
les cellules cancéreuses quel que soit l'endroit où elles se
trouvent, et d'empêcher leur division, ce qui va provoquer
leur disparition.
Les médicaments de chimiothérapie sont nombreux.
L'action d'un médicament utilisé seul peut ne pas être
suffisante. C'est pourquoi ils sont associés entre eux : cela
permet d'augmenter leur efficacité. Les combinaisons
de plusieurs médicaments de chimiothérapie
composent ce qu'on appelle des protocoles
de chimiothérapie. Ces protocoles de chimiothérapie
sont particuliers à chaque cancer. Ils
sont établis en fonction de leur efficacité sur le
cancer et de leurs effets toxiques sur l'organisme
(ils peuvent en effet provoquer des effets
secondaires* ou des séquelles*). Les doses de ces
médicaments sont ensuite calculées en fonction
du poids de l'enfant et de sa taille.
Le neuroblastome est une tumeur "chimiosensible",
c'est-à-dire que les chimiothérapies
peuvent la faire diminuer de volume.
Les principaux médicaments utilisés sont : •le cyclophosphamide ; •la doxorubicine (produit rouge) ; •l'étoposide ; •les sels de platine ; •la vincristine.
Si la chimiothérapie est toxique pour la tumeur, elle entraîne
des effets secondaires tels que des nausées et vomissements,
une alopécie (perte de cheveux temporaire), une
aplasie* et parfois, en fonction des médicaments et doses
administrés, une stérilité définitive.

3.2 Selon quels critères choisit-on les différents
traitements ?


Différents traitements sont possibles pour soigner un
enfant atteint d'un neuroblastome. Le choix de ces
traitements dépend : •de l'âge de l'enfant (moins ou plus d'un an) ; •du stade de neuroblastome (localisé ou disséminé) ; •des anomalies de la cellule du neuroblastome (copies du
gène MYCN* ou non).



# Posté le samedi 04 octobre 2008 11:22

Modifié le samedi 04 octobre 2008 12:12

pour un neuroblastome localisé



Ce document n'a pas la prétention de vous donner toutes
les informations sur les traitements et leurs complications car
c'est un support ciblé sur la maladie qu'est le neuroblastome.
Ce support est visuel et son objectif est de vous aider à mieux
comprendre la maladie.


s'il s'agit d'un neuroblastome localisé


SI L'ENFANT A PLUS D'UN AN

Le bilan* complet procure des informations sur la possibilité
ou non d'une chirurgie immédiate. Deux cas de figures
se présentent : soit la chirurgie est possible immédiatement,
soit elle ne l'est pas. •Si la chirurgie est possible immédiatement (décision prise
par le radiologue, le chirurgien et le pédiatre cancérologue),
l'enfant est opéré.
Lorsque la chirurgie retire la totalité du neuroblastome,
aucun autre traitement n'est envisagé. Seule une surveillance
de l'enfant est ensuite nécessaire.
Toutefois, s'il reste un peu de tumeur ou s'il existe des
ganglions* envahis et que l'analyse a montré qu'il existe des
copies du gène MYCN, une chimiothérapie* est nécessaire. •Si la chirurgie n'est pas possible d'emblée, on procède à
une chimiothérapie préalable.
Oter la tumeur n'est pas toujours possible, notamment
lorsque la tumeur est très grosse ou lorsqu'elle est située
près des gros vaisseaux abdominaux (l'aorte par exemple).
Il arrive également que la tumeur soit placée de telle
sorte que le chirurgien ne puisse intervenir sans danger.
Dans un premier temps, on va donc essayer de diminuer
la taille de la tumeur, ce qui facilitera ensuite le travail du
chirurgien. C'est le rôle de la chimiothérapie de réduire la
taille de la tumeur. Ce n'est que lorsque la taille de la
tumeur aura diminué que le chirurgien pourra opérer.
Après la chirurgie, une autre chimiothérapie peut être à
nouveau proposée :
- si la totalité de la tumeur n'a pu être enlevée ;
- si le type de cellules cancéreuses trouvées par l'analyse
anatomo-pathologique de la tumeur montre
qu'un traitement complémentaire est nécessaire.
Dans tous les cas, la présence dans le noyau de la cellule des
copies du gène MYCN nécessite une chimiothérapie plus
longue et plus importante.

SI L'ENFANT A MOINS D'UN AN

Il est important de différencier les enfants de moins d'un an
des autres enfants du fait de leur très jeune âge. En effet,
chez ces très jeunes enfants, les risques liés aux traitements
sont plus importants. De plus, chez certains d'entre eux, l'évolution
du neuroblastome peut se faire favorablement
sans aucun traitement ou avec un traitement très léger.
Lorsqu'elle est possible, la chirurgie doit être réalisée en
tenant compte de l'âge de l'enfant. Elle permet dans la
majorité des cas de traiter le cancer et de guérir l'enfant
sans autre traitement.
Une chimiothérapie n'est proposée que si la chirurgie est
impossible. La dose des médicaments est ajustée précisément
en fonction du poids et de la taille de l'enfant. La chimiothérapie
permet de diminuer la taille de la tumeur et
d'effectuer ensuite une chirurgie dans de meilleures conditions.
La durée de la chimiothérapie dépend de la vitesse de
diminution de la tumeur.

Les résultats

Quelles sont les chances de guérison ?

En cancérologie vous entendez parler de rémission complète
qui correspond à une étape indispensable sur le chemin de
la guérison. Ceci signifie que les examens à notre disposition
actuellement ne permettent plus de déceler la maladie.
En effet, nous ne pouvons pas savoir s'il reste des cellules
cancéreuses (au niveau microscopique). C'est pour cela
qu'une surveillance attentive de l'enfant est effectuée.
Les chiffres qui sont donnés ci-dessous proviennent d'études
scientifiques réalisées sur beaucoup d'enfants atteints par
un neuroblastome. Il ne s'agit que de chiffres indicatifs.
Dans le cas de neuroblastome localisé (sans amplification
du gène MYCN*) et quel que soit l'âge de l'enfant, les progrès
importants des examens radiologiques, des techniques de
chirurgie ainsi que la prise en charge de ces enfants dans
des centres spécialisés permettent de guérir entre 75 % et
95 % des enfants.
S'il existe une amplification du gène MYCN*, les traitements
actuels permettent de guérir entre 30 % et 60 % des enfants.
Les rechutes
Lorsqu'il s'agit d'une rechute* localisée d'un neuroblastome
localisé, un traitement par chirurgie, chimiothérapie et/ou
radiothérapie est proposé en fonction de ce qu'a reçu
l'enfant antérieurement.




# Posté le samedi 04 octobre 2008 11:34

Modifié le samedi 04 octobre 2008 12:12